Les Muses orphelines – Théâtre en appartement.


Les Muses orphelines, de Michel Marc Bouchard.

Cie Aux Dires d’Ascalie. Jouée au domicile de particuliers.

Avec Caroline Alaoui, Sophie Favre, Jérôme Santa Cruz et Florence Wisherop.

Vous trouverez ma note d’intention, des extraits et le résumé de la pièce en bas de page.

 

NOTE D’INTENTION

          J’ai conçu la mise en scène de ce drame magnifique avec la volonté de le jouer en appartement ou dans tout autre lieu allant à la rencontre des spectateurs dans un rapport plus intime que celui  existant dans une salle de théâtre. C’est une expérience sensible qui confère au texte une portée encore plus percutante. 

J’ai choisi de proposer Les Muses orphelines  comme elle a été écrite par Michel Marc Bouchard, dans sa langue d’origine, c’est-à-dire en Français du Québec. Un travail passionnant pour trouver le bon équilibre entre le fait de rester accessible à un large public, de ne pas tomber dans la caricature, de nuancer l’accent selon l’origine des personnages et de le tenir sur la durée !

          Les Muses orphelines met en lumière les silences dévastateurs au sein d’une famille, les petits et les grands mensonges qui bâtissent une vie, ou qui la détruisent, les jeux de pouvoirs qui peuvent exister dans une fratrie et les dégâts que créé l’abandon.

Mais cet abandon, qu’on rejette d’abord comme insoutenable, interroge la place de la femme au sein de sa famille, de sa communauté, à une époque très marquée par l’Eglise et les traditions, où il était de bon ton d’avoir une douzaine d’enfants.

 

EXTRAITS

          « Penses-tu que quecqu’un peut avoir un enfant pis l’aimer toute sa vie ? Pis qu’t’enfant-là aime aussi sa mère ?Penses-tu qu’on va refaire à nos enfants ce qu’on nous a faite ? »

« Pour « filer » comme ça, ça doit faire longtemps que t’as montré tes fesses à ton chum, toi ! »

 

RÉSUMÉ DE L’HISTOIRE

          1965. Un petit village de la région de Québec, près du Lac St Jean.

Isabelle, une jeune « innocente », organise des retrouvailles forcées entre ses sœurs et son frère. Ils ne se sont  pas vus depuis plusieurs années.

Luc, ce frère fantasque qu’elle admire tant, Martine, la militaire qui aime les femmes, et Catherine, cette sœur-mère si dure, vont se retrouver face à leur mensonge commun aux conséquences terribles. Mais ils n’étaient que des enfants alors…Le mensonge originel remonte enfin à la surface mais ce n’est pas suffisant :  il faut encore naître à la vie.

Nous assistons, en retenant notre souffle, à la façon dont ces enfants bringuebalent à l’âge adulte, entre non-dits, désirs de vengeance et de liberté. D’une manière ou d’une autre, il leur faut « ouvrir les portes »…

 

Crédits : Le théâtre de Michel Marc Bouchard est publié aux éditions Théâtrales , éditeur et agent de l’auteur.